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Rhum Fest Marseille, c’est parti !


Le Rhum Fest Marseille est une initiative de l’équipe du Rhum Fest Paris (Anne Gisselbrecht et Cyrille Hugon) qui se sont associés pour le coup aux équipes de Bariana (Guillaume Ferroni).

affiche-rhum-fest-marseille

Le rhum est déjà dans le Sud
Cyrille nous en explique les éléments déclencheurs : « A regarder les statistiques de visite du Rhum Fest Paris, on s’aperçoit facilement que le sud de la Loire ne se déplace pas à la capitale. Et pourtant, nos visites fréquentes de la région – Anne est varoise- nous le démontrent toutes les semaines : l’engouement pour le rhum, lui, a bien passé la Loire dans l’autre sens, avec une typlogie de rhums parfois encore assez simple, mais une vraie curiosité comme le prouvent les nombreux clubs qui se sont créés dans la région. » Ce que Anne confirme : « tous les cavistes que je visite ou fréquente dans la région me le clament : ils se font littéralement dépouiller en rhum. Je les vois régulièrement pour leur déposer Rumporter qui lui aussi part comme des petits pains.  En réfléchissant à la question, ça nous a semblé évident que si nous devions faire quelque chose dans le Sud, ce serait à Marseille. Parce que Marseille est, au niveau transport, au coeur de la région qui va de Montpellier à Nice, parce que Marseille est en pleine mutation et surtout parce que Marseille et le Rhum, c’est une vraie idée légitime, chargée d’histoire. »

Un ancrage local
Rapidement, Anne et Cyrille se sont ouverts du projet à Guillaume Ferroni, le multi-entrepreneur, bartender, producteur de rhum, voyageur, historien amateur et collectionneur qui s’emploie depuis quelques années à réveiller la tradition ‘rhumière’ de la capitale phocéenne. Il n’a pas réfléchi longtemps avant de dire oui.

Comme il l’expliquait en 2015 dans le magazine Rumporter : « Historiquement, avec Bordeaux et Nantes, Marseille était très présente dans le négoce du rhum car c’était l’un des principaux ports d’Europe et une ville très riche en spiritueux avec notamment une vingtaine de marques de rhum au XIXe. J’ai retrouvé dans les archives des vieilles maisons les traces de Manikou, un « Pur Martinique », de Old Manada, du Saint Dyck, le rhum du syndicat des débitants de boisson, du Martinico et bien sûr … il y a Saint James. Parallèlement, la ville possédait dans ses murs une filière sucre, très connue aujourd’hui, Saint-Louis, qui valorisait ses mélasses en les distillant. Plusieurs facteurs expliquent la disparition du rhum au cours du XXe siècle : le retour de la vigne, la baisse d’activité des ports. Et c’est cette tradition que je m’emploie à réveiller aujourd’hui ».

Marseille et le rhum, une vieille histoire
Avec un tel partenaire, Anne et Cyrille ne pouvaient que monter un salon qui soit un hommage à la ville et à son histoire « rhumière ».  Le lieu a donc été choisi en rapport avec cette dimension historique. Ce sera donc le Palais des Arts du Parc Chanot, bâtiment d’inspiration néo classique-art déco et égyptien, construit en 1922, pour l’exposition coloniale, qui accueillera les visiteurs de cette première édition. Au programme, en premier lieu, une expo historique montée conjointement par Anne, Matthieu Lange, l’historien du rhum, et Guillaume, qui pourront s’appuyer notamment sur le fond documentaire réuni par la CCI Provence Alpes Côte d’Azur.

Un plateau d’exception attendu
Mais de rhum, il n’en s’agira pas que sur les murs bien sûr, puisque, au delà des traditionnels et nombreux stands de dégustation (on y attend tous les producteurs / distributeurs de France et d’au delà), les organisateurs ont prévu un certain nombre d’animations originales pour égayer cette édition provençale : un Waï bar aux accents méditerranéens, la création d’inédits en partenariat avec les marques qui auront accepté de jouer le jeu : cuvées spéciales et cocktails vieillis en fût dans les caves du Château des Creissauds (qui héberge déjà les fûts de rhum de Guillaume) et, bien sûr, une série de master classes dont le programme sera communiqué très prochainement.

On y espère une intervention du maestro Luca Gargano, en tant que voisin, puisque Gênes n’est qu’à quelques heures de train de Marseille. En parlant de voisinage, la volonté des organisateurs est de créer un évènement qui ait un vrai ancrage local en travaillant avec des équipes régionales comme la société Oz cocktail, de Luca Finateu qui proposera le service de ses bartenders pour les marques, les dynamiques bartenders de Montpellier mais aussi des artisans comme le glacier Jérôme Cellier, auquel ils réfléchissent pour une glace au rhum inédite.

Sachez enfin, qu’une boutique richement achalandée sera ouverte pendant toute la durée du salon. Un vaste programme donc, de nature à  attirer les amateurs de la région.

Infos pratiques
Rhum Fest Marseille
Pavillon des Arts du parc Chanot
1 rond point du Prado – 13 008 Marseille
Dimanche 6 novembre de 11h à 19h : Journée publique
Lundi 7 novembre de 10h à 18 : Journée Professionnelle

Billets disponibles sur www.rhumfestmarseille.com

Saint James : Il était une fois le rhum


Les rhums Saint James trouvent leurs origines à St Pierre de la Martinique en 1765, grâce au révérend Père Lefebure. Ce religieux élabore une eau de vie de canne à sucre, appelée guildive ou tafia, d’une qualité jamais atteinte.

Affiche rhum Saint James

En 1763, le roi Louis XV donne à la Martinique le droit d’exporter son rhum. A l’époque le seul pays capable de l’acheter était la Nouvelle-Angleterrre, les Etats-Unis d’aujourd’hui. En 1765, lors de la création de la distillerie, il a été décidé que ce rhum s’appellerait Saint James : Nom à forte consonance anglo-saxonne qui bien évidement facilitera le succès du rhum Saint James.

En 1882 la marque de rhum Saint James est déposée ainsi que la forme caractéristique de la fameuse bouteille carrée, première au monde, conçue pour être entreposée facilement dans la cale des navires. Cette forme de bouteille de rhum permet alors une diminution importante de la casse lors de grandes tempêtes en mer.

En mai 1902, surgit une véritable catastrophe pour l’île de la Martinique. L’éruption de la Montagne Pelée anéantit la ville de Saint-Pierre et la distillerie Saint James qui sera reconstruite finalement sur le site actuel de Sainte-Marie. Saint James est une distillerie qui « fume » selon l’expression Martiniquaise qui évoque le fait qu’elle est depuis toujours en activité.

rhums Saint James

Tous les rhums Saint James sont des rhums agricoles issus de la fermentation puis de la distillation du pur jus de canne à sucre. Ce mode d’élaboration, reconnu comme AOC rhum de la Martinique, confère aux rhums Saint James des notes très aromatiques, fruitées, parfaitement aptes au vieillissement en fûts de chêne.

C’est avec fièreté que Saint James propose maintenant de découvrir  une gamme complète de rhum vieux « réserve privée » allant du Saint James 7 ans à l’exceptionnel Saint James 15 ans présentés dans d’élégants coffrets de bois, la grande classe ! Le rhum Saint James « réserve privée » 12 ans a obtenu la médaille d’or au Concours Général Agricole de Paris 2013.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Sachez apprécier et consommer avec modération.