rhums havana club

Histoire de la marque de rhum Havana Club


rhums havana club

Cette vidéo (V.O.) retrace l’histoire de la canne à sucre au travers de la conquête des Amériques et plus particulièrement l’élaboration du rhum de Cuba.

La Havane est la ville où le cocktail à base de rhum connut son heure de gloire dans les années 1930.

Le Floridita et son cocktail Daïquiri ont été rendus célèbres à cette époque par E. Hemingway qui résidait dans un hôtel proche. C’est ainsi que naquit le cocktail qui porte son nom : « Papa Hemingway ». Plus tard, on y ajoutera du jus de pamplemousse, ce qui donna le Hemingway Special. Aujourd’hui, au Floridita, sur le mur, au-dessus de son coin préféré, il y a le buste de bronze, inauguré en 1954, pour son prix Nobel de littérature. Son tabouret, protégé par une chaîne, reste pour toujours inoccupé.

Depuis toutes ces années, la notoriété de la marque de rhums de Cuba « Havana Club » a conquis le monde pour réaliser d’excellents cocktails, mais son rhum Havana 15 ans est également prisé des amateurs de cigare.

 

Un nouveau regard sur le rhum


Broyage canne à sucre par des moulins au 18ème siècle

La france du 18ème siècle, via la compagnie des Indes, devient un important marchand de sucre grâce aux colonies des Antilles. Le rhum, cependant, reste un produit local, voir de contrebande.

Le rhum est la boisson des plus pauvres, des esclaves noirs que l’on paie en rhum. Les colons européens méprisent cette eau de vie à la mauvaise réputation.

La crise du phylloxera dans les années 1870 (qui décime le vignoble français en ayant pour conséquence l’arrêt de la production des eaux-de-vie de métropole) profite au rhum. Il devient le premier spiritueux français.

Suite à la crise sucrière, à la même période, les habitations (les maisons de distillerie) ont commencé à distiller directement le jus de la canne (vesou). Elles ont ainsi donné naissance au rhum agricole, appelé à l’époque “rhum Z’habitants”dans les antilles françaises.

Jusqu’alors le rhum était obtenu exclusivement à partir de mélasses (résidus de l’industrie sucrière), c’est ce qu’on appelle le rhum traditionnel ou rhum de sucrerie ou encore rhum industriel.

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A l’origine, le rhum est la boisson des esclaves et des marins. Les boucaniers, pirates, flibustiers et autres aventuriers…du même tonneau, comptaient parmi les plus gros buveurs de rhum.

En 1655, l’Amiral Penn de la Royal Navy ordonne même la distribution quotidienne de rations de rhum aux marins pour leur donner du coeur à l’ouvrage.

Quelques anecdotes historiques

Les pirates avaient une méthode particulièrement redoutable pour recruter dans les ports parmi les marins anglais. Ils avaient la déplorable manie de « noircir » méthodiquement les marins. Ivres morts, les pauvres matelots n’étaient pas en état de répondre à l’appel. Les bateaux anglais partaient donc en abandonnant une partie de leur équipage qui n’avait plus d’autre solution que de devenir pirates à leur tour !

Parfois le stratagème aboutissait à un tout autre dénouement comme le démontre la triste, mais édifiante, fin de John Rackam dit « Rackam le Rouge ».

Après avoir vidé toute la cargaison de rhum prise à un bateau qu’ils avaient abordé, le redoutable pirate et tout son équipage, trop soûls pour résister, furent capturés par la Marine Royale anglaise. Cette aventure se termina par leur pendaison en 1720.

C’est en 1731 que l’Amiral Vernon, remplace la distribution de rum (abréviation de « rumbullion ») par un mélange constitué de deux volumes d’eau pour un volume de rum aditionné d’un trait de jus de citron pour lutter contre le scorbut. Ce mélange fut baptisé « grog » en hommage au surnom de l’Amiral qui portait toujours une veste dont le nom était « grogram » (gros-grain, en anglais).

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père labat Dans ce deuxième billet consacré à l’histoire du rhum, prenons notre loupe de détective et menons notre enquête pour découvrir les origines du rhum (boisson distillée). Tout un programme !

Maîtres des grandes Antilles, les espagnols ne s’intéressent guère aux petites Antilles. Les français en prennent logiquement possession en 1635. La canne à sucre y est déjà présente. C’est à ce moment que le rhum va connaître son expansion.

Les toutes premières traces de distillation d’eau de vie de canne à sucre apparaissent sur l’île de La Barbade (anglaise), au 17ème siècle. On retrouve des textes qui parlent de cette eau-de-vie sous le nom de « tue-diable » ou « rumbullion« . Le terme « tue-diable » décrit la force dégagée par cet alcool.

Du côté des petites Antilles, le père Labat découvre le taffia comme un puissant remède à l’odeur désagréable et âcre du rhum. La Vinaigrerie est le lieu où est élaboré le rhum.

Le rhum est obtenu par la fermentation de différents déchets sucrés provenant de la fabrication du sucre. Cette solution fermentée passe ensuite par un alambic : on obtient alors un liquide clair appelé taffia.

A cet époque, l’alambic, appareil à distiller est très rudimentaire, ce qui explique la mauvaise qualité de la boisson obtenue.

Le père Labat perfectionne la distillation en alambic et contribue ainsi à l’amélioration de la qualité du rhum.

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Le rhum est une eau de vie élaborée à partir de la canne à sucre.

La question que tout le monde se pose (je suis même persuadée qu’elle vous empêche de dormir :-)), c’est comment cette plante d’origine asiatique à conquis les Amériques ? Nous allons tenter de lever ce mystère dans ce premier billet sur l’histoire du rhum.

La première mention de la canne à sucre provient d’un écrit d’Alexandre le grand. Il décrit la canne à sucre comme un roseau sauvage d’Inde qui fabrique du miel sans abeilles.

Dès le 16ème siècle, au gré des conquêtes des pays musulmans de l’Orient vers l’Occident, la canne à sucre se propage et prospère. Elle est désormais cultivée dans le bassin méditerranéen. On en extrait le sucre dont le commerce est très rentable.

En 1493, Christophe Colomb l’exporte dans l’île d’Hispaniola (Haïti-St Domingue).

Au fur et à mesure des conquêtes espagnoles et portugaises dans les  Caraïbes et Amérique du sud, la culture de la canne à sucre se développe. Son essor est considérable.

En 1625, le Brésil devient le principal fournisseur de sucre pour le vieux continent, mais il n’est pas encore question de boisson fermentée et encore moins distillée.

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