Archives pour la catégorie Tous les rhums

Lancement en édition très limitée d’un rhum vieux Clément 15 ans


Les rhums Clément présente cette année pour la première fois une version en 15 ans d’âge de son rhum vieux de Martinique. Pour cette cuvée inédite en édition limitée, seulement 120 bouteilles ont été mises à disposition sur le marché français. Après 15 longues années de vieillissement en fûts de chêne à l’Habitation Clément ce rhum vieux Clément 15 ans à l’apogée de sa sérénité est devenu rare et précieux.

rhum-vieux-clement-15-ans Ce rhum vieux Clément 15 ans a acquis au fil des années de vieillissement, un profil aromatique particulièrement riche intense et équilibré. Il est présenté dans un élégant coffret noir et or qui symbolise le raffinement et le caractère exceptionnel de ce rhum vieux.
C’est un rhum présentant des notes finement boisées accompagnées de notes de vanille, de coco, de dattes, de figues sèches, de pruneaux et de chocolat. De subtiles notes de tabac et de boîte à cigares viennent complexifier ce magnifique produit. rhum-vieux-clement-15-ans-ouvert Il vous offre une exceptionnelle concentration d’arômes avec un boisé intense, des notes de fruits cuits, de pruneaux, de dattes, de miel, de chocolat, et mêmes des notes cuir, animales et légèrement fumées. En bouche, il est très parfumé et développe des notes gourmandes de fruits secs. La finale d’une belle complexité, évolue sur des notes de pain d’épices et de moka.

Conseils de dégustation : Ce rhum vieux Clément rond, fruité et épicé est caractéristique du style Clément. Il comblera à n’en pas douter les nombreux amateurs des rhums Clément en fin de repas et en soirée.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Consommez avec modération.

Lolo fait le tour du monde du rhum : Les rhums El Dorado


Laura, pour cette deuxième visite de distillerie, prend la direction du Guyana et nous fait partager sa rencontre avec l’équipe de la distillerie Demerara qui élabore la gamme des rhums El Dorado.

Préparez vous, on part dans un pays peu connu, où apparemment personne que je connais n’a encore mis les pieds…. le Guyana !

logo El Dorado « Rendez-vous pris avec la distillerie DDL qui produit le rhum El Dorado, très connu pour le dernier alambic Coffey still en bois encore en production.

Ici, tout le monde voyage en mini bus, alors pourquoi pas moi ? Je monte dans le bus qui prend la direction de DDL et descends au beau milieu d’une grande route où se mêlent travaux sur la voix publique et voitures… mais l’odeur de la distillerie est bien là, je ne me suis pas perdue !

Arrivée à la distillerie, je rencontre Darryl en charge de la production qui m’emmène faire le tour de la distillerie : de la fermentation à l’embouteillage !

 Le secret des rhums El Dorado

Pour la petite histoire : la distillation du rhum, au Guyana, est apparue en 1670. A cette époque beaucoup de distilleries étaient en production dans le pays, chacune d’entre elles avait sa propre colonne à distiller ou alambic pot still. Au fur et à mesure les distilleries se sont regroupées et aujourd’hui il n’en reste plus qu’une : Demerara distillery.

Lors de la visite, j’ai pu comprendre ce qui rend le rhum El Dorado si différent et qui en fait un de mes préférés. Lors des regroupements de distilleries, Demerara a conservé les différentes colonnes et pot stills et a continué à les exploiter. Elle détient aujourd’hui, entre autres, une colonne Savalle du 18ème siècle, 2 Pot still en bois (un simple Versailles et un double Port Mourant) du début du 18ème et une colonne Coffey still en bois (Enmore – la dernière au monde en production) de plus de 250 ans… Autant d’outils qui permettent de créer des assemblages très intéressants pour les rhums El Dorado.

Chaque rhum El Dorado au delà de son âge se différencie par son assemblage entre les différents rhums issus des colonnes et Pot still. C’est ce qui fait à mon sens la qualité des rhums El Dorado !

 Découverte des gammes de rhums El Doradogamme El Dorado

La première gamme rassemble les 4 « speciality rums » :

  • El Dorado 3 ans (blanc) est issu de la colonne Savalle , on retrouve des arômes de coco, de bois et de noisettes… Top en Daïquiri !
  • El Dorado 5 ans que je n’ai pas goûté…
  • El Dorado 8 ans est un assemblage de Coffey et de Savalle avec un soupçon de Pot Still. On retrouve des notes de caramel et de fut de chêne
  • Spiced rum dont l’épice principale est la cannelle.

 

El Dorado 15 ans La deuxième gamme «Special reserve » comprend 4 rhums plus âgés allant de 12 à 25 ans:

  • El Dorado 12 ans (mon favori pour le rum & coke) est un assemblage de colonne Coffey en bois et de coffey classique en métal. Ses notes de caramel et de crème au caramel vont parfaitement avec le cola pour l’apéro : à 1,5€ le verre, on peut se le permettre…
  • El Dorado 15 ans est le le premier rhum produit par El Dorado, il est issu des Pot still en bois simple et double – On retrouve plus particulièrement les notes de tabac et de cuir. Le rhum à déguster pour découvrir l’âme d’El Dorado !
  • El Dorado 21 ans est un assemblage de colonne Coffey en métal et de pot still simple en bois. Beaucoup plus complexe et doux à la fois, il a un premier nez de banane, de mélasse et évolue ensuite vers des arômes de cuir et d’épices…
  • El Dorado 25 ans : malheureusement pas testé…

La visite de la distillerie Demerara est très intéressante avec une histoire riche, et des rhums excellents.

Prochaine étape à Sainte Lucie, où je vous ferai partager les secrets du Chairman reserve, Ste Lucie 1931, Admiral Rodney et plein d’autres rhum locaux…  »

Lolo

Et n’oubliez pas d’aller faire un tour sur le blog de Lolo pour plus d’infos et d’aventures rhumesques : Rum-the-world.blogspot.fr

Dégustation du rhum cuvée n°2 de la Confrérie du Rhum


C’est avec impatience que j’aborde cette cuvée n°2 de la Confrérie du rhum, après une première cuvée réussie et plutôt originale. Les 55 bouteilles ont rapidement été vendues, mais combien seront ouvertes ? Nombreux sont ceux qui avouent une tendance à la collection de bouteilles de rhum belles, rares, originales… Cette cuvée n°1 de la confrérie ne sera pas restée orpheline très longtemps, puisque la joyeuse équipe d’administrateurs de la Confrérie du Rhum auront déjà embouteillé la deuxième cuvée quand vous lirez cet article.

etiquette-cuvee2-confreriePour cette deuxième cuvée, la bouteille reste classique et reprend la forme de la précédente cuvée, mais cette fois l’étiquette est réalisée sur fond clair en surimpression du logo de la Confrérie du Rhum. Toutes les informations de traçabilité sont bien présentes sur l’étiquette.
Il s’agit d’un rhum traditionnel de Guadeloupe distillé en 1998 par la distillerie Bellevue (Le Moule) propriété de la marque Damoiseau. C’est un rhum single cask (fût unique) embouteillé après 16 ans et 9 mois de vieillissement dont 15 années passées sous le climat tropical de la Guadeloupe. Ce fût numéro 86 à permis d’embouteiller 156 bouteilles de cette cuvée n°2 de la Confrérie du rhum à 42%.

cuvee-2-robeCouleur du rhum : La teinte d’un superbe ambré à reflets cuivrés est profonde et lumineuse. Elle suscite en moi la gourmandise d’autant plus qu’en versant mon échantillon dans le verre, le rhum se révèle gras avec la formation de jambes qui glissent très lentement le long de la paroi du verre.

Nez du rhum : Il exprime une puissance très marquée par les arômes de banane rôtie mêlée de fruits secs grillés, pommes caramélisés, des arômes pâtissiers de moka, praliné. Ce rhum Guadeloupe 1998 à un caractère très affirmé et il est plutôt représentatif du style Damoiseau, même si c’est un rhum de mélasse.

En bouche : C’est immédiatement un bouquet d’épices qui envahie la bouche, avec des notes de cannelle, muscade et vanille. On retrouve les amandes grillées accompagnées de notes pâtissières, de cake aux raisins secs, c’est véritablement un rhum gourmand !

cuvee 2 confrerie du rhum
crédit photo: MsOdD

Finale : La finale est longue et assez chaude sur les épices, et les notes boisées. Le fond de verre boisé et fumé révèle l’utilisation d’anciens fût de bourbon pour le vieillissement. C’est incontestablement un rhum de fin de soirée, que l’on apprécie entre amis à la nuit tombée. Pour tous ceux et celles qui souhaiteraient acquérir une de ces bouteilles, la bouteille sera commercialisée au prix de 65€ TTC (156 bouteilles disponibles). Cet article a été réalisé grâce à l’envoi d’un mini échantillon par la Confrérie du Rhum dont je remercie ici les administrateurs (Benoît, Jerry et Vincent).

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.

Lolo fait le tour du monde du rhum : Distillerie Angostura à Trinidad


Cette semaine Lolo nous fait voyager au coeur de la distillerie Angostura. Le voyage commence à 12h de vol de Paris : Trinidad et Tobago, 1ère étape d’un long voyage sur la route des rhums du monde qui vous emmènera jusqu’à la Réunion en passant par la Thaïlande, l’Amérique centrale, les îles du Pacififique et les Caraïbes…. Suivez l’aventure « Rum the World » aussi sur Facebook

Distillerie Angostura

« A peine le temps de prendre mes repères dans cette ville de Port of Spain que j’ai déjà un rendez-vous pour le lendemain avec John Georges master distiller de la maison Angostura.

Après une soirée et une nuit à réfléchir à toutes les questions que je souhaiterais lui poser, je me lève, prends ma caméra, mon carnet, mon stylos et me voilà en route pour la distillerie Angostura qui s’est établie dans le quartier plutôt chaud de Laventille.

Je fais rapidement connaissance avec John Georges, personnage très sympathique. Il travaille dans le groupe depuis 1982, et connaît l’histoire d’Angostura comme personne… Pas besoin de lui poser mes questions, la conversation s’entame très naturellement et il vient à me raconter les débuts de la maison Angostura.

Angostura Bitters stockage L’histoire commence en 1824 avec le fameux Angostura Bitter créé par le Docteur Siegert qui était à l’origine un médicament contre les maux d’estomac… Ce dernier avait la particularité de se boire non pas à la cuillère mais directement par l’ajout de quelques gouttes dans votre verre.

Après plusieurs années de succès au Venezuela, la société a déménagé à Trinidad pour des raisons fiscales et douanières… Les taxes vénézuéliennes sur l’import des matières premières pour le bitter étaient trop élevées.

La production de rhum a débuté aux alentours de 1877 juste après le déménagement. A cette époque, Angostura ne distillait pas encore ses propres rhums mais achetait l’alcool puis le faisait vieillir et s’occupait de l’assemblage. Ce n’est qu’en 1947, que le petit fils du fondateur avec 2 associés ont construit la distillerie qui avait pour particularité une distillation continue à l’aide de 5 colonnes (procédé toujours en place à l’heure actuelle).

colonnes de distillationLe rhum Angostura doit sa particularité et ses arômes à plusieurs éléments :

  • Tout d’abord, Angostura est un rhum distillé à partir de la fermentation de la mélasse qui renferme des arômes de caramel qui se sont formés lors de la cristallisation du sucre.
  • D’autre part, la levure utilisée dans le processus de fermentation est fabriquée par Angostura elle même.
  • Pour terminer, John insiste sur le vrai point fort d’Angostura : le vieillissement et l’assemblage, savoir faire transmis de génération en génération depuis 1877…

Pour cloturer en beauté cet entretien, John me fait déguster 4 de ses rhums vieillis en fut de chêne de Bourbon.

5 ans 7 ans 1919 – assemblage de rhums entre 5 et 10 ans 1824 – 12 ans
Robe Doré clair – des rayons de soleil matinaux dans le verre Plus foncé – ambré Similaire au 5 ans Ambre plus foncé
Nez Plutôt sec, puis quelques notes de banane et enfin, très légèrement, l’odeur du fut de chêne Chocolat, noix de coco, vanille puis l’odeur plus marquée du fut de bourbon Vanille, caramel beurré Raisins, dattes, miel, puis quelques notes de tabac et de cuir
Bouche Léger, parfait pour un cocktail fruité On retrouve bien les arômes en bouche puis viennent quelques notes boisées du fut Doux, crémeux – très utilisé par les barmans lors des concours de cocktails Fruité et épicé, il se développe bien en bouche puis s’en va de manière élégante

angostura-rum

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Sachez apprécier et consommer avec modération.

 

Comment apprécier un rhum lors d’une séance de dégustation ?


Quelques bons conseils pour déguster votre rhum en trois étapes.

Pour déguster les rhums, quels qu’ils soient, il faut prendre son temps et prendre du plaisir en premier lieu. Le meilleur moment pour déguster un rhum, c’est plutôt à l’heure de l’apéritif où vos papilles sont complètement disponibles pour ressentir les arômes et saveurs. Je vous propose quelques conseils en trois étapes pour bien déguster les rhums !

robe-rhums

1° La robe du rhum: C’est le plaisir des yeux

Jaune pâle, or brillant, reflets orangés, cuivrés, ambres…Le rhum se raconte dans un nuancier qui évoque le soleil couchant.

Un rhum à la robe claire ne préjuge, ni de l’intensité de ses arômes ni de sa texture.

Une robe ambrée soutenue annonce un long vieillissement ou la présence de fûts travaillés (rebrûlés) dans la composition de l’assemblage. Un vieillissement sous les tropiques accélère les échanges entre le rhum et le fût, ce qui a pour effet de colorer plus rapidement le rhum qu’un vieillissement en Europe. Le nez nous en dira plus… Une teinte rougeoyante nous indique l’ajout de caramel en quantité parfois importante.

2° Le nez du rhum : Des promesses…

Approchez le verre de votre nez mais pas trop près. Vous avez peut être un rhum au fort degré d’alcool qui pourrait agresser vos narines. Inutile d’agiter le rhum en faisant tourner le verre, pour commencer laissez les arômes monter dans votre verre à rhum.

Humez profondément. Laissez vous envahir des sensations et des arômes qui se dégagent lentement.

Appréciez les arômes de canne à sucre, arômes de fruits exotiques, arômes épicés… Soyez à l’écoute de tous vos souvenirs olfactifs.

Posez le verre, attendez un peu, 10 à 20 secondes. Prenez une bonne respiration pour évacuer les arômes qui resteraient encore. Faites tourner lentement le rhum dans votre verre et humez à nouveau. Vous percevrez le second nez avec des arômes plus complexes et plus lourds (vanille, épices).

3° Le rhum en bouche : Texture et saveurs

Le plaisir anticipé au nez sera-t-il au rendez-vous ?

Prenez une petite gorgée de rhum et fermez la bouche (important car si vous dégustez en inhalant de l’air comme pour le vin, vous mettrez le feu à votre palais !).

Faites rouler cette gorgée sur et autour de la langue. Vous saliverez pour réduire naturellement le degré d’alcool avant d’avaler.

Appréciez la texture : fluide, le rhum vous semblera léger, plus gras ou velouté, il donnera une impression de plénitude.

Quelques secondes après avoir avalé le rhum, concentrez vous sur les saveurs et sensations qui persistent en bouche. C’est ce que l’on appelle la finale qui peut être ronde ou sèche, persistante ou courte, suave, boisée ou épicée, elle vous renverra encore des saveurs en retro-olfaction (consiste à aspirer de l’air par la bouche et expirer par le nez).retro olfaction

Il est nécessaire de répéter deux à trois fois la dégustation en bouche afin de cerner complètement les saveurs et les identifier dans nos souvenirs. Car l’élément important d’une description sensorielle, c’est avant tout un travail de mémoire personnelle.

L’ identification des arômes et saveurs n’est pas une science exacte, elle fait appel à nos souvenirs parfois lointains. Là où certains identifieront par exemple une saveur d’olive noire d’autres pourront penser à des notes de torréfaction voir de café, il n’existe pas de mauvaise réponse !

Si vous souhaitez enchaîner cet exercice de dégustation avec plusieurs rhums lors d’une séance de dégustation, il sera nécessaire de se « rincer » la bouche entre chaque rhum. Je vous recommande le pain de mie ou la mie de pain pour son caractère neutre et pour l’amidon qu’il renferme. Il aura pour effet de nettoyer les saveurs persistantes en bouche.

N’ayez plus peur de vous lancer, exercez vous dans un endroit le plus neutre possible et écrivez les mots comme ils viennent sur un petit carnet. Les salles de dégustation sont souvent blanches, sans odeurs et très silencieuses, l’exercice demande du calme et de la concentration.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de belles dégustations, et venez donc les partager sur notre page Facebook 😉

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Sachez apprécier et consommer avec modération.